Mercredi dernier, un ami m’envoie un document via Messenger : L’agenda pour un futur numérique et écologique de l’organisme Fing.  Intrigué, j’ouvre le document et ce que je vais y lire va me bouleverser car ce qu’ils y proposent va réconcilier mes valeurs environnementalistes avec ma curiosité pour les technologies et l’innovation en général.

Aussitôt ma lecture terminée, ma décision est prise : cet agenda deviendra mon agenda pour les prochaines années. En voici un extrait :

“La transition écologique est l’horizon indispensable de nos sociétés, la transition numérique la grande force transformatrice de notre époque. La première connaît sa destination, mais peine à dessiner son chemin ; la seconde est notre quotidien, une force permanente de changement, mais qui ne poursuit pas d’objectif collectif particulier. L’une a le but, l’autre le chemin : chacune des deux transitions a besoin de l’autre ! ”

Le jour précédent cette lecture, j’étais du côté de Roberval pour la deuxième Journée de cocréation du Hub Saguenay-Lac-Saint-Jean. Des intervenants provenant de divers organismes, dont plusieurs du développement économique de la MRC Domaine du Roy, nous ont parlé d’économie circulaire, d’agriculture biologique, de bioéconomie, de saines habitudes de vie, de protection du patrimoine bâti, de calcul de l’indice de bonheur, etc.

Chacune de leurs interventions résonnait comme de la musique à mes oreilles dans une région où trop souvent notre potentiel de développement ne se mesure qu’à travers les grands projets industriels, « des jobs payantes » comme diraient si bien certains politiciens. J’ai même entendu un représentant de la MRC mentionner qu’ils allaient devoir avoir le courage de refuser certains projets industriels s’ils ne respectaient pas les orientations qu’ils se sont données, Ouf !

Quel discours rafraîchissant dans une région en manque de projets industriels selon le professeur Marc-Urbain Proulx de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Au-delà du sacro-saint discours sur le développement économique par le développement industriel, je pense que les impératifs environnementaux exigent que nous nous arrêtions un instant pour réfléchir collectivement au type de développement que l’on souhaite pour notre région, pour nos enfants.

Et si ces deux visions du développement n’étaient pas forcément en opposition ? Et si nous décidions de les réconcilier en nous dotant d’une vision qui permettrait un réel développement durable à long terme pour notre région ? Je pense que plusieurs des éléments de ce que pourrait être cette fameuse vision se retrouvent dans cet agenda que je vous invite à lire attentivement.

Pour y arriver, nous devrons imposer un modèle d’innovation ouverte et de culture de collaboration dans une région qui réfléchit encore trop souvent en silo lorsqu’on parle de développement économique.

Si on dit que les données sont le nouvel or noir, profitons de l’opportunité que représentent ces grands projets pour exiger que ces promoteurs participent à cet effort collectif en donnant accès à cette richesse au bénéfice de la recherche et positionnons la région en tant que leader au niveau des solutions innovantes en environnement.

Pensez au formidable potentiel de rayonnement et d’attraction que cela représente à long terme pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean !

Pensez au potentiel de développement que cela représente pour l’industrie du numérique !

Proposons de faire de notre région une immense zone d’innovation en nous dotant d’une vision commune et rassembleuse. Cessons d’opposer les visions des uns et des autres et cherchons plutôt à réconcilier ce qui nous lie en tant qu’êtres humains. Mettons-nous collectivement en mode solution au lieu de nous entredéchirer et offrons ainsi un avenir plus positif à ceux qui nous suivront.